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Martina KRČMÁR | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| La nature au service de votre santé | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Janvier 2004 ANTENNE 2 Le 24 Janvier 2004 Martina KRCMAR est invitée au journal de 13h pour présenter en quelques mots la nouvelle année chinoise qui débute et l'animal qui la symbolise, en l'occurence le singe.
Avril 2004 RADIO SUISSE ROMANDE Le 14 avril 2004
Actualité 2006 SALON VIVEZ NATURE de PARIS
Presse
Hebdomadaires Mensuels Bi-mensuel Web www.Le journaldunaturel.com www.guidespa.com
Quelques articles parus dans la presse :
Rubrique : Santé - Beauté - Hygiène
Article paru dans le mensuel "L'âge de Faire" de Janvier 2008.
" Les bienfaits millénaires de l'huile d'olive" "Les huiles végétales contribuent à l'équilibre de notre santé. parmi elles, l'huile d'olive est utilisée pour ses nombreuses vertus depuis des millénaires. Présent partout à l'état sauvage ou en culture, dans le bassin méditerranéen, l'olivier est à l'origine de toute une alimentation et d'un mode de vie. Vénéré par le passé, c'est l'un des plus vieux arbres du monde appartenant à la famille des oléacées. La fabrication de l'huile d'olive remonte à près de 6000 ans ! très rapidement, ses propriétés mises en évidence, elle entra dans la composition de potions médicinales et fut considérée tout à la fois comme un médicament, un aliment et un cosmétique. La feuille d'olivier est un fongicide et contient un antibactérien l'oleuropéïne, qui protège l'arbre des champignons et des moisissures. En phytothérapie, la tisane de feuille d'olivier est utilisée depuis longtemps comme remède naturel contre l'hypertension artérielle. L'huile d'olive est une huile végétale formée essentiellement d'acides gras mono-insaturés, de l'acide oléique ou oméga 9. Elle contient de la chlorophylle, de la vitamine E, de la provitamine A et de puissants agents antioxydants, les polyphénols ! Selon son degré d'acidité, son mode de pression, son raffinage, l'huile d'olive est classée : huile vierge simple, extra, fine, raffinée ou encore issue de grignons d'olive. Le plus important est de vérifier si la mention "vierge extra" figure sur l'étiquette ainsi que "première pression à froid". Puis l'origine et le producteur. Multiples vertus de l'huile d'olive. Elle nettoiele foie et la vésicule biliaire dont elle facilite l'évacuation des sécrétions. Elle permet d'abaisser le taux de mauvais cholestérol (LDL) en augmentant le bon (HDL). Elle protège le coeur, éviterait les récidives d'infarctus et se pose en prévention et en traitement des maladies cardio-vasculaires. C'est un puissant antioxydant qui lutte contre les amas graisseux sur les parois des artères. Elle réduit les risques de cancer du colon et du sein. Elle facilite la digestion, évite la constipation et calme les brûlures d'estomac et les gastrites. Elle lutte aussi contre l'ostéoporose et a une action bénéfique sur le diabète et l'hypertension. L'huile d'olive a aussi toujours été utilisée en cosmétique car, par sa richesse en antioxydants, elle protège la peau des agressions de toutes sortes. N'oubliez pas qu'il n'y a pas une mais des huiles d'olives. Fruitées, piquantes ou légèrement amères, les huiles d'olive, suivant leurs régions ou pays de culture, nous offrent tour à tour des goûts d'amandes ou d'herbe coupée. "
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Extrait de l'article paru dans le magazine "Notre Temps" du mois Août 2007. "Le bicarbonate de soude fait partie des produits traditionnellement utilisés contre les ennuis de santé : brûlures d'estomac, infections dentaires, piqûres d'insectes... "
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"Les secrets du Bicarbonate de soude"
Extrait de l'article paru dans les magazines hebdomadaires "TV-Figaro" et "TV- France soir" du mois d'août 2007. "Un remède tout simple pour bien digérer, et pour tant d'autres choses ! Le bicarbonate de soude, c'est une petite poudre blanche pas chère qui traverse les siècles sans prendre une ride ! Aussi utile pour l'entretien ménager, pour la réputation de bons petits plats que pour la santé, il méritait bien qu'on lui consacre un livre entier !..."
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"L'incontournable huile d'olive"
Extrait de l'article paru dans "Le journal du naturel" en novembre 2007. "Si j'étais une huile... L'huile d'olive ! Or liquide, trésor de bienfaits, arbre béni des dieux, nombreux sont les qualificatifs pour parler de l'olivier, de ses fruits et de l'huile qu'ils produisent. c'est l'un des plus vieux arbres du monde appartenant à la famille des oléacées... La feuille d'olivier elle-même est un fongicide et contient un antibactérien l'oleuropéïne, qui protège l'arbre des champignons et des moisissures. En phytothérapie, la tisane de feuille d'olivier est employée depuis longtemps comme remède naturel contre l'hypertension artérielle. Pour la santé Elle est nourrissante, adoucissante, cicatrisante, sédative, cholagogue, laxative et purgative. Elle lutte contre l'ostéoporose, a une action bénéfique sur le diabète et l'hypertension. Elle est anti-inflammatoire et c'est un puissant antioxydant qui lutte contre les amas graisseux sur les parois des artères...Pour la beauté et l'hygiène L'huile d'olive a toujours été utilisée en cosmétique. Elle s'utilise pure ou en synergie avec d'autres huiles végétales ou essentielles. Du côté des astuces... "Pour lutter contre les excès de table et les lendemains de fête, prenez-en une bonne cuillère à soupe avant de vous mettre à table." L'huile d'olive est intemporelle, elle est de tous les âges, de toutes les époques, et qu'on l'apprécie ou pas, elle ne laisse jamais personne indifférent... Elle a encore tellement de richesses à nous faire découvrir et à partager pour notre plus grand bien ! "
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Rubrique : Histoire - Initiation - Symbolisme
"L'aliment et le sacré"
Extrait de l'article paru dans la revue "Initiation-Magazine" du mois de Février/Mars 2008. "Les aliments font partie intégrante de notre histoire, de notre vie et contribuent à écrire notre destinée. Chaque culture possède ainsi sa nourriture de prédilection. Je me rappelle ce que je mangeais enfant, cette nourriture est inscrite en moi, elle est mon identité culturelle et sociale, elle est mon histoire et mon devenir. Elle m'a enseigné le doux et l'amer, le sucré et le salé, le chaud et le froid, le sec et l'humide qui vont contribuer à définir ma perception du monde qui m'entoure, de l'autre et de moi-même. Elle va me permettre de m'identifier et de me différencier, elle est un langage, mon premier langage qui me sera enseigné avant même les mots... La nourriture a de nombreuses significations positives : elle représente la fertilité, l'abondance et la communion, mais également la paix et l'apaisement des conflits. Cette association vient de la croyance selon laquelle les aliments contiennent une force vitale qui met les hommes et les femmes en communication avec l'énergie primordiale, les faisant ainsi participer à la vie de l'univers. Bien plus qu'une satisfaction du corps, l'aliment est devenu au fil du temps un raffinement, une exaltation des sens, voire de l'âme, et parfois même un jeu de l'esprit. Certaines nourritures dites sacrées entrent à part entière dans tous les cheminements spirituels, religieux et initiatiques, accompagnant même l'homme au-delà de la mort dans son tombeau ou par des offrandes quotidiennes. Certaines traditions religieuses voulant en effet que l'on nourrisse "le défunt"... La nourriture source de sensations multiples, nous est essentielle, non seulement pour vivre, mais aussi pour exister, pour être et pour devenir. Aliments sacrés Au cours de l'histoire, notre imaginaire a attribué à certains aliments un symbolisme emprunt de pouvoirs sacrés. Tel sera le cas par exemple, du miel, de l'huile d'olive, du vin, du sel, du blé et bien sûr... du pain ! La notion de sacré induit celle de profane, de permis ou d'interdit, de pur ou d'impur pour finalement aboutir à l'éternelle dualité du bien et du mal. Au fil du temps, la nourriture sera ainsi classifiée, sélective, rejetée, interdite ou taboue, polluante ou poison. Du sacré, par étymologie ce que l'on ne peut toucher, au religieux, il n'y a qu'un pas. Au moment des fêtes et surtout des fêtes religieuses, certains types d'aliments constituent une part importante des cérémonies. Le pain et le vin bien entendu, mais aussi le sel, fraternel et révélateur, le riz, le blé, l'amande, le miel, nectar des dieux et l'hydromel ou l'huile d'olive, l'or de la Méditerranée, sacrée depuis des millénaires. L'église orthodoxe baptise d'ailleurs toujours ses fidèles avec de l'huile d'olive. Ce que l'on vénère devient sacré à nos yeux et induit le respect. En mangeant par exemple un animal reconnu pour sa ruse, on devenait rusé, ou pour sa force, on devenait fort. On pensait ainsi s'approprier ces qualités si précieuses à nos yeux, ces qualités qui allaient faire de nous des êtres d'exception. Manger pour être... Nos lointains ancêtres pressentaient-ils déjà sans vraiment le comprendre ni l'analyser cette alchimie merveilleuse qui s'opère en chacun de nous à l'instant même où nous portons un aliment à notre bouche ? La symbolique végétale Les plantes ont très souvent figuré le cycle ininterrompu de la vie - fertilité, mort et renaissance - et un grand nombre d'entre elles étaient supposées tirer leur substance de l'énergie vitale d'une divinité. Certains d'entre eux, comme ceux qui proviennent du blé étaient des symboles très puissants de solidarité, comme par exemple agresser une personne avec laquelle on avait rompu le pain était considéré comme un sacrilège dans de nombreuses cultures. On a très vite attribué au blé, une symbolique d'abondance, de prospérité, de richesse et de fertilité et par voie de conséquence, il fut considéré comme un véritable porte-bonheur, présent des dieux, symbolisant le don de la vie. Pour les chrétiens, le blé et le pain revêtent une importante signification, fondée sur l'écriture sainte. Mais l'épi de blé renferme aussi en lui le "germe" qui évoluera vers le pain, le pain que l'on partage, le pain communion, la pain énergie... et bien sûr le vin, sang de la terre ou du Christ pour les Chrétiens... Symbole de sociabilité et de fraternité... Les dérives contemporaines Depuis ces dernières décennies, on a pu assister malheureusement à une désacralisation de l'aliment et surtout de la nourriture en général. Vite semé, vite poussé, vite vendu et le plus souvent avant maturité, vite acheté souvent même précuit industriellement, vite avalé la plupart du temps debout et en solitaire et... vite malade ! Que peut-on attendre d'un tel comportement ? Perte du rapport avec la nourriture, coupure avec soi-même, avec son intériorité, avec sa terre. Que peut-on attendre d'une nourriture artificielle, désacralisée ? Espérons-nous réellement qu'elle puisse nous conduire à un enrichissement personnel quel qu'il soit ? L'aliment par sa relation avec la nature nous permet de nous connecter à notre terre, à trouver le fil conducteur qui nous mènera au centre de notre labyrinthe intérieur. L'aliment est le lien, ce cordon ombilical qui nous lie à la terre-mère et nous permet de nous situer et de savoir qui nous sommes. Comment mieux illustrer cela avec une des mises en garde les plus importantes de l'Hindouisme concernant l'art de se nourrir : Celui qui mange sans savoir, tue la nourriture, et une fois mangée, c'est elle qui le tue ! Dis-moi ce que tu manges... Je suis ce que je mange et ce que je mange me transforme, l'aliment me transmet son identité, son histoire donc... si je ne sais pas ce que je mange, je pourrais ne plus savoir qui je suis. En perdant la relation avec l'aliment et surtout la compréhension de l'importance de cette relation, non seulement nous mangeons n'importe quoi mais nous le mangeons n'importe comment. Manger n'implique pas uniquement ce que l'on mange mais également la conscience que l'on en a. Toute nourriture est sacrée dès l'instant qu'on la considère comme telle et que si l'on "con-sacre" un moment particulier, un espace temps à l'acte de manger, l'aliment nous sera alors bénéfique au-delà de nos espérances, éloignant la maladie en nous rendant plus fort car ainsi nous respectons notre corps et nous nous respectons. Pour que notre alimentation nous soit profitable, nous devons aimer ce que nous mangeons et le manger avec plaisir. La notion de plaisir étant indispensable à une bonne digestion. Des aliments pour l'esprit La nourriture est introduite par la bouche, cette même bouche par laquelle le souffle et le verbe s'expriment. En consommant des "poisons" sous forme d'aliments dénaturés, coupés de tout lien avec la force vitale et primordiale, peut-on seulement imaginer quelles peuvent être la teneur et la qualité de notre souffle et à fortiori de notre verbe ? Les aliments purifient notre âme, éclaircissent notre esprit et renforcent notre corps. Manger est un acte spirituel d'élévation et de purification. La subtilité des aliments sacrés réside dans le fait qu'ils sont censés nous rendrent plus fort, c'est-à-dire nous apporter l'unité, l'équilibre et l'harmonie des quatre éléments. Le Feu, l'O (eau), l'R (air) et la Terre. Ce sont ces mêmes éléments qui président à la fabrication du pain, aliment sacré par excellence. C'est en effet dans la terre, où il est enfoui, que le grain de blé germe, croît, s'épanouit en épi jusqu'à la moisson. L'eau du ciel favorise la croissance du grain et actionne la roue du moulin qui transforme le grain en farine. L'air, c'est le vent qui couche les épis et qui fait mouvoir les ailes du moulin. L'eau et l'air sont réunis lors de la mystérieuse alchimie qui préside à la levée de la pâte dans le pétrin. Le feu, enfin, c'est le soleil qui fait mûrir les grains et la chaleur du four où cuit la pâte jusqu'à sa transformation finale en pain croustillant. Le pain symbole majeur Le pain, tout d'abord, pain "non levé", pain azyme ou hostie eucharistique, pain spirituel. Puis pain "levé", fruit d'une seconde naissance résultant de la fécondation de l'eau et de la farine par le levain, pain, nourriture terrestre, pain accompli, pain de l'homme. Le pétrissage manuel du pain, le travail physique, le façonnage, la réalisation de l'oeuvre. C'est avec le pâton prélevé la veille, que l'on fera le pain du jour, chaîne d'union ininterrompue. L'importance du temps est primordiale, car il faut que le pain lève, mais surtout et avant tout lève correctement. Et la fermentation issue du levain, nécessaire à l'élévation de la pâte, doit prendre le temps qu'il faut pour faire son oeuvre, son pain... Il faut du temps et aussi de l'amour, l'amour des autres, l'amour de l'autre et de soi pour faire un bon pain... ...car le pain est fait pour être partagé... "
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"Femme, une initiée naturelle"
Article paru dans la revue "Initiation-Magazine" du mois de Décembre 2007/Janvier 2008. "Les découvertes archéologiques nous apprennent que la première divinité fut apparemment une femme, ou plutôt une déesse, représentée tout d'abord par une simple boule d'argile puis par des rondeurs un peu plus féminines mais toujours exagérées. En quelque sorte une femme-terre-mère, symbolisant la fertilité et possédant la rondeur à la fois de la terre et celle que revêt la lune tous les vingt-huit jours. Lorsque l'homme observe la nature, il pressent une force immense, incontrôlable, qui le dépasse. Alors, dans un réflexe de protection, il se crée une image rassurante : celle d'une femme, la femme originelle, la prima materia, tout comme la femme dont il est issu, cette femme imaginaire, cette déesse qui lui donnera la vie, le nourrira, le chérira ou l'abandonnera. Partout et de tout temps, la divinité féminine de la terre donna naissance, d'une part à des cultes populaires faisant directement référence à la Terre-Mère-Grottes, sources, labyrinthes - et d'autres part, à des figures religieuses, comme celle qui incarnait la fécondité végétale et celle qui représentait la vitalité du monde animal. Pour les grecs, la première sera Déméter qui présida aux mystères d'Eleusis et la seconde Artémis ou la Diane chasseresse des romains. Cette association terre-mère deviendra au fil du temps, symbole de création, de fécondité et de protection. Un symbole incontournable Ainsi la femme semble être pour l'homme... Le passage obligé. Il ne peut renier cette femme "extérieure", reflet de sa femme intérieure, car cela reviendrait pour lui, à renier une partie vitale de lui-même. La femme n'est-elle pas le creuset, la matrice alchimique du désir de l'homme et de sa libération ? Femme c'est dans ton ventre que tu détiens cette parcelle d'éternité, ce paradis perdu... que l'homme ne cesse de chercher, depuis que tu l'en as expulsé... montre-lui le chemin, toi seule le peux... En observant le monde qui l'entoure, l'homme depuis sa création, n'est sûr que d'une chose : au départ de sa vie, il y a une femme. Aimer son ventre Femme, écoute ta propre résonnance, entend le son de ton ventre car là est la vie dans toutes ses manifestations... Le ventre est une des parties du corps les plus importantes et ce, pour chaque être humain qu'il soit un homme ou une femme. Il est le centre de notre corps. Le centre sacré. Mais pour une femme, il est de toute première importance car il est pour elle encore bien plus que pour l'homme, un centre créateur, une matrice, une terre glaise qui donnera naissance à la pierre brute. C'est dans cette partie de son corps, qu'à une période de sa vie, elle ressentira une autre vie naître et grandir en elle. C'est ainsi que durant toute sa vie, une femme s'exprimera avec son ventre bien plus qu'avec la parole ou les actes. Elle ressentira tout au niveau du ventre, la joie comme la souffrance. Il sera son Alpha et son Oméga. Son vrai langage viendra de ses entrailles, ses peurs et ses blocages qu'elle n'ose exprimer avec les mots, son ventre les hurlera. Ainsi tout au long de la vie d'une femme, il sera sa plus grande fragilité comme sa plus grande force. Il pourra être tour à tour le creuset de la vie et de la joie comme de la frustration et de la mal à dit ! Elle connaît pour cette raison, bien plus qu'un homme, le prix de la vie car cette vie elle l'a reçue, elle l'a nourrie et... elle l'a perdue. Elle sentira alors battre en elle une autre vie, une vie qui en même temps est la sienne sans l'être tout à fait, un autre soi-même qui à un moment donné se détachera et deviendra autrui. Ainsi la plus belle réussite que peut avoir une femme, réside dans l'acceptation totale de sa féminité... "Mon enfant, ma soeur, songe à la douceur d'aller là-bas vivre ensemble..." Initiée par le sang "Dieu compte les larmes des femmes." dit la kabbale juive. Ce qui signifie qu'elles comprennent mieux le monde que les hommes, aussi leurs larmes sont-elles plus précieuses aux yeux de Dieu. De part son statut, contrairement à l'homme, toute femme est déjà naturellement initiée. Elle le sait ou plutôt l'a su, mais dans sa lutte incessante pour exister dans un monde patriarcal, elle s'est affaiblie et a perdu le contact avec elle-même. Elle s'est laissée piéger et bien obligée, s'est conformée ensuite, au modèle établi par l'homme. Au cours de son existence, elle devra réapprendre ce qu'elle sait déjà, elle doit se reconnecter à ce qui résonne au plus profond d'elle-même et qui ne demande qu'à ressurgir, telle la graine enfouie dans la terre... Pour cela, elle devra cheminer afin de développer et faire croître ce qu'elle a reçu en héritage de part sa nature de femme... La femme subit de nombreuses initiations naturelles au cours de son existence, la première de celle-ci, elle la découvre avec l'apparition de ses règles. C'est en effet pour la première fois, par le sang qu'elle voit s'éloigner le monde de son enfance, elle dit adieu au monde profane et par là même à son innocence. Elle devient alors seulement une femme potentielle, au yeux du monde, une apprentie, c'est-à-dire qu'elle reçoit le don de procréer, et de nourrir en son sein une autre vie. Mais les plus importants mystères de la vie lui sont encore voilés. Elle les découvrira malheureusement plus souvent au prix de souffrances que de bonheur. Car le sang, c'est la vie certes, mais c'est aussi la mort et à chaque initiation, elle mourra à son ancienne vie pour ainsi renaître à la nouvelle existence qui lui sera offerte. Ainsi même à chaque lunaison, elle meurt ou s'éclipse comme l'astre lunaire, elle mue et change de peau, pareille au serpent, son compagnon de fortune, son semblable, son frère, animal lunaire par excellence. Cette initiation se fera donc dans le sang, par ce sang nouveau qui s'écoule. Elle devient alors capable d'enfanter, elle est élevée au grade de femme mère potentielle mais elle n'est pas encore pour autant une femme ni une mère. Et c'est encore et toujours par le sang, qu'elle sera initiée ensuite au grade de femme qui se fera par l'écoulement du sang issu de la rupture de son hymen. Elle devra ensuite cheminer et expérimenter sa nouvelle existence de femme et de mère potentielle. Elle devra s'extérioriser et se confronter afin d'affuter ses nouveaux outils, d'ajuster ses idées et de les mettre à niveau. Fertilité, mort et renaissance En accouchant, c'est une troisième fois, encore par le sang, qu'elle sera initiée, et bien que naissant à une vie nouvelle, cette initiation là, ébranlera tout son être bien plus profondément que les précédentes, car là, elle ressentira la perte d'une partie d'elle-même. Lorsqu'elle sentira cette vie en elle, cette sensation étrange d'être deux en un pour finir à trois, alors à cet instant seulement elle comprendra qu'elle et elle seule peut apporter le sens de l'amour et de l'humain. En accouchant elle connaît enfin l'harmonie du féminin et du masculin puisqu'au dernier moment, c'est dans son énergie masculine qu'elle ira puiser la force nécessaire pour manifester sa création ! Non seulement elle quitte un niveau de vie pour naître à un autre mais elle ressent une perte inexprimable lorsque son ventre libérant l'autre elle-même qui grandissait en elle, lui enseigne le deuil. De nombreuses traditions nous apprennent que la femme est double et binaire et souvent représentée par le nombre deux contrairement au un pour l'homme. Et si cette légendaire dualité pouvait s'expliquer plus simplement par le fait qu'à un moment donné de son existence, en portant une autre vie en elle, elle se trouve être double, deux vies dans un même corps. " ¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
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