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Martina KRČMÁR | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| La nature au service de votre santé | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Biographie de l'auteur |
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"Femme, une initiée naturelle" par Martina KRCMAR
Article paru dans la revue "Initiation-Magazine" du mois de Décembre 2007/Janvier 2008. "Les découvertes archéologiques nous apprennent que la première divinité fut apparemment une femme, ou plutôt une déesse, représentée tout d'abord par une simple boule d'argile puis par des rondeurs un peu plus féminines mais toujours exagérées. En quelque sorte une femme-terre-mère, symbolisant la fertilité et possédant la rondeur à la fois de la terre et celle que revêt la lune tous les vingt-huit jours. Lorsque l'homme observe la nature, il pressent une force immense, incontrôlable, qui le dépasse. Alors, dans un réflexe de protection, il se crée une image rassurante : celle d'une femme, la femme originelle, la prima materia, tout comme la femme dont il est issu, cette femme imaginaire, cette déesse qui lui donnera la vie, le nourrira, le chérira ou l'abandonnera. Partout et de tout temps, la divinité féminine de la terre donna naissance, d'une part à des cultes populaires faisant directement référence à la Terre-Mère-Grottes, sources, labyrinthes - et d'autres part, à des figures religieuses, comme celle qui incarnait la fécondité végétale et celle qui représentait la vitalité du monde animal. Pour les grecs, la première sera Déméter qui présida aux mystères d'Eleusis et la seconde Artémis ou la Diane chasseresse des romains. Cette association terre-mère deviendra au fil du temps, symbole de création, de fécondité et de protection. Un symbole incontournable Ainsi la femme semble être pour l'homme... Le passage obligé. Il ne peut renier cette femme "extérieure", reflet de sa femme intérieure, car cela reviendrait pour lui, à renier une partie vitale de lui-même. La femme n'est-elle pas le creuset, la matrice alchimique du désir de l'homme et de sa libération ? Femme c'est dans ton ventre que tu détiens cette parcelle d'éternité, ce paradis perdu... que l'homme ne cesse de chercher, depuis que tu l'en as expulsé... montre-lui le chemin, toi seule le peux... En observant le monde qui l'entoure, l'homme depuis sa création, n'est sûr que d'une chose : au départ de sa vie, il y a une femme. Aimer son ventre Femme, écoute ta propre résonnance, entend le son de ton ventre car là est la vie dans toutes ses manifestations... Le ventre est une des parties du corps les plus importantes et ce, pour chaque être humain qu'il soit un homme ou une femme. Il est le centre de notre corps. Le centre sacré. Mais pour une femme, il est de toute première importance car il est pour elle encore bien plus que pour l'homme, un centre créateur, une matrice, une terre glaise qui donnera naissance à la pierre brute. C'est dans cette partie de son corps, qu'à une période de sa vie, elle ressentira une autre vie naître et grandir en elle. C'est ainsi que durant toute sa vie, une femme s'exprimera avec son ventre bien plus qu'avec la parole ou les actes. Elle ressentira tout au niveau du ventre, la joie comme la souffrance. Il sera son Alpha et son Oméga. Son vrai langage viendra de ses entrailles, ses peurs et ses blocages qu'elle n'ose exprimer avec les mots, son ventre les hurlera. Ainsi tout au long de la vie d'une femme, il sera sa plus grande fragilité comme sa plus grande force. Il pourra être tour à tour le creuset de la vie et de la joie comme de la frustration et de la mal à dit ! Elle connaît pour cette raison, bien plus qu'un homme, le prix de la vie car cette vie elle l'a reçue, elle l'a nourrie et... elle l'a perdue. Elle sentira alors battre en elle une autre vie, une vie qui en même temps est la sienne sans l'être tout à fait, un autre soi-même qui à un moment donné se détachera et deviendra autrui. Ainsi la plus belle réussite que peut avoir une femme, réside dans l'acceptation totale de sa féminité... "Mon enfant, ma soeur, songe à la douceur d'aller là-bas vivre ensemble..." Initiée par le sang "Dieu compte les larmes des femmes." dit la kabbale juive. Ce qui signifie qu'elles comprennent mieux le monde que les hommes, aussi leurs larmes sont-elles plus précieuses aux yeux de Dieu. De part son statut, contrairement à l'homme, toute femme est déjà naturellement initiée. Elle le sait ou plutôt l'a su, mais dans sa lutte incessante pour exister dans un monde patriarcal, elle s'est affaiblie et a perdu le contact avec elle-même. Elle s'est laissée piéger et bien obligée, s'est conformée ensuite, au modèle établi par l'homme. Au cours de son existence, elle devra réapprendre ce qu'elle sait déjà, elle doit se reconnecter à ce qui résonne au plus profond d'elle-même et qui ne demande qu'à ressurgir, telle la graine enfouie dans la terre... Pour cela, elle devra cheminer afin de développer et faire croître ce qu'elle a reçu en héritage de part sa nature de femme... La femme subit de nombreuses initiations naturelles au cours de son existence, la première de celle-ci, elle la découvre avec l'apparition de ses règles. C'est en effet pour la première fois, par le sang qu'elle voit s'éloigner le monde de son enfance, elle dit adieu au monde profane et par là même à son innocence. Elle devient alors seulement une femme potentielle, au yeux du monde, une apprentie, c'est-à-dire qu'elle reçoit le don de procréer, et de nourrir en son sein une autre vie. Mais les plus importants mystères de la vie lui sont encore voilés. Elle les découvrira malheureusement plus souvent au prix de souffrances que de bonheur. Car le sang, c'est la vie certes, mais c'est aussi la mort et à chaque initiation, elle mourra à son ancienne vie pour ainsi renaître à la nouvelle existence qui lui sera offerte. Ainsi même à chaque lunaison, elle meurt ou s'éclipse comme l'astre lunaire, elle mue et change de peau, pareille au serpent, son compagnon de fortune, son semblable, son frère, animal lunaire par excellence. Cette initiation se fera donc dans le sang, par ce sang nouveau qui s'écoule. Elle devient alors capable d'enfanter, elle est élevée au grade de femme mère potentielle mais elle n'est pas encore pour autant une femme ni une mère. Et c'est encore et toujours par le sang, qu'elle sera initiée ensuite au grade de femme qui se fera par l'écoulement du sang issu de la rupture de son hymen. Elle devra ensuite cheminer et expérimenter sa nouvelle existence de femme et de mère potentielle. Elle devra s'extérioriser et se confronter afin d'affuter ses nouveaux outils, d'ajuster ses idées et de les mettre à niveau. Fertilité, mort et renaissance En accouchant, c'est une troisième fois, encore par le sang, qu'elle sera initiée, et bien que naissant à une vie nouvelle, cette initiation là, ébranlera tout son être bien plus profondément que les précédentes, car là, elle ressentira la perte d'une partie d'elle-même. Lorsqu'elle sentira cette vie en elle, cette sensation étrange d'être deux en un pour finir à trois, alors à cet instant seulement elle comprendra qu'elle et elle seule peut apporter le sens de l'amour et de l'humain. En accouchant elle connaît enfin l'harmonie du féminin et du masculin puisqu'au dernier moment, c'est dans son énergie masculine qu'elle ira puiser la force nécessaire pour manifester sa création ! Non seulement elle quitte un niveau de vie pour naître à un autre mais elle ressent une perte inexprimable lorsque son ventre libérant l'autre elle-même qui grandissait en elle, lui enseigne le deuil. De nombreuses traditions nous apprennent que la femme est double et binaire et souvent représentée par le nombre deux contrairement au un pour l'homme. Et si cette légendaire dualité pouvait s'expliquer plus simplement par le fait qu'à un moment donné de son existence, en portant une autre vie en elle, elle se trouve être double, deux vies dans un même corps. "
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